<tribune>
« L'Energie
Consciente » The Philosophy of
Conscious Energy Analyse par J. S.
Abbatucci L'AUTEUR, Mathématicien et
physicien, spécialisé dans la programmation
des missiles et dans l'intelligence artificielle, dirige une
équipe au Jet Propulsion Laboratory de l'Institut
Californien de Technologie (CalTech) à
Pasadena. Il a écrit un livre ,"The
Philosophy of Conscious Energy"(voir site
) dont voici quelques traits principaux : LE RENOUVEAU DE LA PHILOSOPHIE
: « Dans mon opinion, nous
avons atteint un point critique dans l'histoire de
l'humanité. Non seulement nous pouvons de nouveau
penser à ce que signifie l'univers et la vie humaine,
mais nous pouvons - pour la première fois depuis tous
les temps - commencer à donner quelque réelle
réponse. ... La percée
(breakthrough) qui rend possible le ''retour à la
philosophie'' est la vision conceptuelle (the insight) de
Pierre Teilhard de Chardin. ......C'est la loi de
complexité-conscience. Il faut l'admettre comme un
fait et, bien plus, reconnaître dans ce fait le point
de départ le plus fondamental de toute philosophie.
» QU'EST-CE QUE LA PHILOSOPHIE
?"C'est l'effort que l'on poursuit pour chercher à
obtenir, en utilisant toutes les informations et les
méthodes humainement disponibles, une réponse
aux deux grandes questions fondamentales " Equivalences
: Nature de l'univers à son
niveau le plus fondamental. Quelle est la substance
essentielle de l'univers ? Quelle est la loi la plus
fondamentale ? Que signifie la vie ? Pourquoi y a-t-il
quelque chose plutôt que rien ? Selon les individus les
réponses peuvent être cherchées dans la
religion, les coutumes, le bon sens Mais J. Provenzano affirme :
« Je pense qu'il est nécessaire d'avoir une
bonne réponse à la première question
pour pouvoir répondre à la deuxième
» LES CONDITIONS NECESSAIRES D'UNE
PHILOSOPHIE Pour Joseph Provenzano quatre
critères doivent être remplis : - une philosophie doit reposer
sur un concept qui entraîne
l'adhésion. - une philosophie doit avoir une
cohérence, une consistance interne (ne pas se
contredire elle-même) - une philosophie ne doit pas
être en contradiction avec les données
scientifiques modernes - une philosophie doit renforcer
la notion de l'importance de la personne humaine. (Si la
majorité des penseurs partage cet avis, beaucoup sont
incapables de dire pourquoi.) Elle doit être
universelle, atteindre tout homme quelle que soit sa culture
et le fait qu'il soit croyant ou non croyant,
chrétien, musulmans, juifs, américain,
africain, européen, asiatique, communiste (et
même... Républicain ou Démocrate !).
« Je suis convaincu que la
vision de Teilhard de Chardin mène à une
philosophie qui satisfait les quatre critères
listés plus haut, et que cette philosophie est la
seule jamais développée qui soit capable de le
faire PETITE HISTOIRE DE LA
PHILOSOPHIE Comme toute expression de la
vie, la pensée philosophique a poussé sa
recherche dans toutes les directions possibles.. Pour J.
Provenzano, aucune n'a réussi à
répondre vraiment aux deux questions fondamentales.
Seul Teilhard a réussi la
percée. Selon Joseph Provenzano,
Teilhard de Chardin, homme de synthèse, est venu trop
tôt. L'expression de sa Foi, omniprésente dans
ou à travers tous ses textes, a été un
obstacle à la diffusion de ses idées dans les
milieux scientifiques. La rigueur de sa pensée l'a
inversement rendu suspect auprès de nombreux esprits
religieux. En fait, comme tout les précurseurs, il a
été mal compris. LA PHILOSOPHIE DE
L'ÉNERGIE CONSCIENTE Selon Joseph Provenzano
: L'univers tout entier est fait
d'énergie et uniquement
d'énergie. L'énergie la plus
élémentaire que nous connaissions à
l'heure actuelle se présente sous forme de
rayonnement. Elle peut se transformer en matière et
on sait qu'il y a équivalence entre la matière
et l'énergie. L'expérience l'a amplement
confirmé après Einstein. Provenzano distingue
quatre niveaux
ou stades de présentation de
l'énergie, (de
même qu'un corps simple peut revêtir
différentes formes; par exemple l'eau peut se
présenter sous forme gazeuse, liquide ou solide selon
les conditions physiques d'observation) Stade 1 : Les radiations,
substance fondamentale de l'univers (sous forme dissipative)
dont la plus grande part s'est transformée en
matière Stade 2 : la matière,
énergie sous forme "concentrée", non
dissipative. Les particules fondamentales résultantes
se combinent grâce aux forces nucléaires et
électromagnétiques en protons, neutrons,
atomes, molécules et en fin de compte en tout objet
matériel présent dans l'univers (y compris la
matière vivante) Radiations et matière
sont à elles seules suffisantes pour expliquer
l'existence des objets matériels, des particules
élémentaires aux galaxies ainsi que des
machines même sophistiquées fabriquées
par l'homme. Pour expliquer le phénomène de la
conscience, quelque chose à côté de ces
deux aspects de l'énergie est nécessaire. Une
troisième forme d'énergie
élémentaire est indispensable (c'est en somme
le « dedans des choses » de Teilhard).
Stade 3 : l'énergie
consciente dont les champs se manifestent à un
certain degré de complexité,. Les plantes et
les formes animales peu évoluées ont, d'une
certaine façon, « conscience » de leur
environnement : ils le perçoivent et s'y
adaptent. Stade 4 : l'énergie
auto-consciente. C'est celle de l'homme, l'énergie
réfléchie sur elle-même. L'homme sait
qu'il sait. L'esprit - l'âme - est une
entité mystérieuse. Comment se fait
l'interaction sur le cerveau ? La vision d'un champ
d'énergie unifié, qui embrasse les structures
cérébrales, permet un certain progrès
dans l'explication de la conscience. Il s'agit d'une
énergie dérivant des stades
précédents mais d'une énergie quand
même. Rien ne permet d'exclure l'existence d'une
équation reliant les stades 1 et 2 au stade 3 et
4. Le concept d'énergie
self-consciente nous permet de représenter le
phénomène de la pensée en termes
naturels. L'ordre interne et
l'unité présents dans l'âme, qui
permettent la self-conscience, la place au dessus du seuil
critique du champ d'action de la deuxième loi de la
thermodynamique. En d'autres termes, l'âme est une
forme d'énergie qui est tellement ordonnée et
unifiée qu'elle échappe aux forces naturelles
de désordre qui s'appliquent aux états
inférieures d'énergie que la science a pu
observer jusqu'à présent. (Roger Penrose,
célèbre physicien d'Oxford :
nécessité d'une nouvelle physique pour
l'esprit) CONSEQUENCES
APPLIQUEES Théologie de
l'énergie consciente (p. 220) On peut imaginer des champs
d'énergie self-consciente sans corps physique : les
anges. On peut arguer qu'il doit y
avoir une forme ultra-personnelle d'énergie au stade
le plus élevé, qui est quelque peu responsable
de toutes les activités d'énergie sous
jacentes et appeler cette super-personne « DIEU ».
La Bible ne dit-elle pas que l'homme a été
fait à son image ? Accord avec les grandes
religions (p.226) Accord avec St Thomas d'Aquin
(p. 227) Le problème du Mal (p.
224) L'évolution de l'univers,
soumise à des forces de cohésion et de
dispersion opposées, indispensables toutes deux pour
assurer la montée de la complexité, est
désormais vécue comme un « drame cosmique
». De nombreux Pères de
l'Eglise ont décrit le pêché comme
étant l'expression des forces de fragmentation et de
dispersion de l'harmonie naturelle et de l'unité de
la race humaine ( H. de Lubac). LA PRESENCE DE "L'INFORMATION
"(Commentaires) En continuation de cet effort de
rationalisation du phénomène vital, de la
pensée (et de la Foi) on doit insister sur
l'importance de la programmation qui dirige l'ensemble du
processus évolutif et notamment l'organisation des
êtres vivants. Ce ne sont pas les
éléments matériels, labiles et
renouvelables, qui expliquent la personnalisation
c'est-à-dire la centration autour d'un projet, le
MOI. Ce projet, permanent tout au long de la vie de
l'individu, est de nature immatérielle. En tous cas
la science moderne est incapable de l'appréhender
avec les outils dont elle dispose actuellement.
Cet être immatériel
dont la cohésion est maintenue par les forces
physiques fondamentales mais aussi par une force non
mesurable, sans doute l'amour, est-il destiné
à disparaître avec la dissociation par la mort
des particules élémentaires qui le composent ?
C'est tout le problème de la transcendance qui est
ici posé. « Il y a plus
dans le tout que dans la somme des parties. Ceci
apparaît de manière particulièrement
frappante au moment de la mort, quand toutes les parties
sont encore présentes - mais où quelque chose
(je devrais dire quelqu'un) est parti » (Joseph
Provenzano)
Qu'est-ce-que
tout cela signifie ?
Comment nous
comporter ?