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REFLEXIONS SUR LE TEXTE DE TEILHARD :

« L'ÉTERNEL FÉMININ »

Par Monique Drouet

 

« Peut on renoncer à l'amour? si non, pourquoi? Mais en ce cas, comment concilier amour et chasteté? »

Voilà la question abrupte à laquelle le jeune séminariste Pierre Teilhard de Chardin va se voir confronter durant la guerre, en mars 1918, quelque temps avant de prononcer ses vœux définitifs. Il va élaborer une réponse à laquelle il restera fidèle toute sa vie à travers ce texte poétique, « L'Éternel Féminin » .

Je dois avouer que j'ai du mal à considérer ce texte comme un poème, dans la mesure où il n'en possède pas les caractéristiques classiques. Il est cependant vibrant de poésie, tant sur le choix des mots que sur le rythme de certaines phrases, la démarche stylistique, de pair avec la dialectique, mettant en évidence la recherche masculine, intellectuelle, et spirituelle.

Le plan suivi sera celui de la question initiale.

Peut-on renoncer à l'amour ? Si non, pourquoi ?

Très logiquement, Teilhard tente d'abord de définir l'amour, et d'élucider sa fin. Transposant « Proverbes VIII,22,30 », il écrit : « Dès avant les siècles, ébauche sortie des mains de Dieu, destinée à s'embellir à travers le temps (...), l'amour va en quelque sorte s'enraciner dans l'humus universel, s'incarner, - je cite - : véritable « force de condensation et de concentration du Multiple initial ».

A l'origine donc, le Multiple... Teilhard en tirera, conséquence de la nécessité d'unification par concentration, la loi de complexité - conscience.

Répandue en ce Multiple, l'ébauche, toute ébauche qu'elle soit, possède déjà sa cohésion, son unité, et connaît sa raison d'être : unifier.

« Tout dans l'univers se faisant par union / fécondation » , cette ébauche se mélangera intimement, à chaque ingrédient de l'univers, non seulement « pour renaître dans une troisième chose », ce qui représente la première forme, horizontale, matérielle, d'unification, mais pour susciter en chacun, à son heure, à son temps, la soif de l'unité, « Idéal suspendu au-dessus de lui pour le faire monter », dit Teilhard.

Première caractéristique donc de l'amour : lové partout dans l'univers, il est essentiel à son développement; il est « l'essentiel Féminin », conclut le Séminariste.

En face de la Matière amorphe, plurielle, se tient, suivant la définition biblique, la Sagesse, qui infuse, au niveau même de chaque molécule, en les unifiant, une forme d'amour, un désir d'aller plus loin, au-delà d'elle. L'amour s'adresse en tous temps, en tous lieux, à tout et à chacun, « cimentant ainsi les bases de l'univers » précise le texte.

Féminin, charme, parfum, attrait, Teilhard emploie des termes qui relèvent essentiellement du domaine de la Femme. Il faut citer le titre entier de ce texte : « L'Éternel Féminin ; à Béatrix ». On se souvient que le Scientifique avait lu Dante : ce dernier, en particulier dans les sonnets des « Canziniere », chante la passion amoureuse qui l'a saisi alors qu'il avait 9 ans, et qu'il a gardé toute sa vie, pour une petite Florentine, Béatrix Portinari. Elle mourut en 1290. Dante lui resta fidèle et sublima cette passion, faisant en quelque sorte de Béatrix un ange intercesseur dans sa recherche du Salut ; de même Goethe, que Teilhard connaissait bien, fait dire à son Faust : « l'éternel Féminin nous entraîne en Haut ».

L'essentiel Féminin est donc cet élan d'amour qui englobe et unifie en sublimant, en idéalisant. Et, parce que l'Amour donne sa cohésion à tout l'univers en lui donnant son sens, il est universel. En conséquence, y renoncer ne relève pas des capacités humaines. Le Séminariste précise: il est « l'universel Féminin ».

« L'Homme, synthèse de la Nature » accumule puissance, gloire, beauté, recherche scientifique, ( entre parenthèse, à remarquer que dans l'Antiquité, c'était Minerve, une femme, déesse des arts, des sciences, des industries, qui personnalisait la Sagesse - il y a donc eu évolution, on devrait même dire Révélation. - fermer la parenthèse), l'homme donc accumule puissance, gloire, beauté, recherche scientifique, « sans se rendre compte que, sous tant de formes diverses, c'est toujours la même passion qui l'anime... I'attrait Féminin », car, je cite : « C'est moi, l'accès au cœur total de la création, la Porte de la Terre, 1'Initiation » ; animer... animus... ruah, le Souffle qui donne l'existence.

L'amour, l'Amour Sagesse biblique, ne peut exister en s'auto limitant à deux êtres au risque de dégénérer, de chuter, de se décomposer. Tenter cet immobilisme appropriatif revient à « renverser géométriquement sa nature » constate le Séminariste. Autrement dit, au lieu de s'élever, l'homme chute, se matérialise. Teilhard ne peut dire se bestialise, non seulement parce que la Sagesse est distribuée à toute la Terre, et à Tous sur la Terre, mais aussi parce qu'il a là la possibilité de donner une définition de la matière originale pour un Scientifique« la Matière dit-il, est « la face de l'Esprit quand on l'aborde en reculant ».

C'est au Verbe uni à l'Humanité entière que coïncide la Sagesse incarnée... et Teilhard fait dire à son Féminin cette phrase pleine d'amertume désabusée : « il a pu sembler que j'étais la perte de l'humanité, la Tentation ».

Il n'est pas Tentation, mais se doit d'être Tentative vers un Idéal qui le sublime... « Je suis essentiellement féconde, c'est-à-dire penchée sur le Futur, sur l'Idéal », dit le Poète. Teilhard est ambitieux pour l'Homme, entre autres parce qu'il considère que « l'équilibre de la vie le force à monter sans cesse » ; il souhaite donc qu'il n'y ait aucune matérialisation ¬quelle qu'en soit la cause - qui le réduirait en poussière, mais au contraire acceptation de cet élan fécond, qui amène l'homme à la porte du Divin.

Cette Sagesse par conséquent se doit d'être protéiforme. Le jeune Séminariste relève aussitôt le danger : l'adhésion humaine à une nature diamétralement opposée... « inhabile, dit le Féminin, à distinguer le Mirage de la Vérité, l'Homme n'a pas su, longtemps, s'il devait me craindre ou m'adorer ».

Le Mirage, avec un M majuscule, est l'inverse de la Vérité, son « image retournée », tout comme - je cite - « le multiple inférieur est l'image retournée de Dieu » ; cette ambivalence signe l'innocence de tout amour humain asservi a priori à un certain manichéisme. Par conséquent, « peut-être m'aurait-il rendue définitivement mauvaise, si le Christ n'était venu ? ».

Prenant en quelque sorte pour pivot réflexif Marie, le Théologien est amené à constater que le statut du Féminin est appelé à se modifier dans ses modalités d'application vis-à-vis de l'homme, sa nature restant identique.

Son discours va alors changer de niveau : déjà auparavant, le rôle reproducteur de la femelle avait progressivement fondu, tandis que corrélativement, la Sagesse, qui - alors qu'elle était unique - se morcelait, s'individualisait « en des êtres choisis pour être particulièrement à son image ».

Les « rudiments d'amour » épandus sur toute la terre qui permettaient ces unions-fécondations vont, suivant la logique teilhardienne , aller en se complexifiant par individualisation, permettant pour l'homme, grâce à la sexualité, que, je cite, « s'élabore patiemment, dans le secret, le type de l'épouse et de la mère »

Si ce Féminin comprend donc en premier lieu, naturellement, la Sagesse, il est évident qu'il la déborde amplement : il est « la grande Force secrète, la mystérieuse latence », participation à l'œuvre universelle qui s'accomplit dans la marche du Tout vers Omega, passage obligé, « accès au cœur total de la Création, Porte de la Terre, Initiation » , dit Teilhard.

Pluriformité de cette « mystérieuse latence », en ce sens que « au cours de cette transformation, aucun des attraits inférieurs n'ont été rejetés... Ils furent seulement englobés et assujettis à porter une « conscience agrandie ».

C'est le fiat de Marie.

Mais comment, au niveau de l'homme, est-il possible de purifier cet amour ?

En paraphrasant Paul Valéry, on peut dire que Teilhard veut trouver comment affirmer : « Si le regard pouvait enfanter, toutes les femmes de la rue seraient vierges et mères. »

Comment concilier chasteté et Amour?

Le Christ, né d'une Femme, d'une Vierge... Le Nouveau Testament précise que le Fiat de Marie fut prononcé sans que Joseph ne soit seulement au courant. Il a été mis devant le fait accompli. Aimant réellement la jeune Femme, pour lui éviter le lynchage, il a reconnu l'enfant, accomplissant ainsi la prédiction de l'Ancien Testament en L'affiliant à la lignée de David.

L'écrit biblique souligne le dit de Marie : « Je ne connais pas d'homme, comment cela sera-t-il ? ».

C'est une civilisation dans laquelle l'homme connaissait sa femme, mais aucune femme digne de ce nom ne se serait accordé une telle liberté de parole ; par ailleurs, demander uniquement « comment cela sera » revient à reconnaître que seules les conditions d'existence seront de son ressort, le mystère de la conception étant accepté.

Il ne pouvait donc être question de possession de Joseph sur Marie, de quelque nature que ce soit, cette Femme devant garder sa pleine autonomie en tous domaines, rester pure, vierge, pour pouvoir accepter la possibilité et la responsabilité de cette fécondité ; la chasteté est donc comprise au sens de« continence », c'est-à-dire, je cite le Larousse : « le fait de s'abstenir volontairement des plaisirs de l'amour»… pas de l'amour.

On comprend mieux l'exigence d'Ignace de Loyola, sur la nécessité de la chasteté pour ses Jésuites: cette chasteté, analogue pour le Fondateur de l'Ordre, à la pureté angélique, permet d'une part une union avec Dieu, aussi bien dans la prière et la contemplation que dans le ministère, et d'autre part, en progressant dans une certaine pauvreté (cf: 2 Cor.8;9), elle permet d'attirer à Dieu par l'accomplissement de vie qu'elle témoigne.

« La vraie fécondité est celle qui associe les êtres dans la génération de l'Esprit » rappelle alors Teilhard et on peut remarquer que, partant de la Vierge, le Théologien arrive aux « êtres » : effectivement, cette sorte de virginité, semblable à ce niveau à la chasteté, propice, condition même, de toute fécondité, s'applique à chaque être humain ; elle est constituée d'une pureté qui ne sépare pas mais au contraire unit à tout l'Univers (c'est d'ailleurs bien son origine latine : castitas) ; dés lors le risque de tomber relève de la seule liberté individuelle, et Teilhard met chacun en face de sa responsabilité :« Je séduis toujours, mais vers la lumière ; j'entraîne encore, mais dans la liberté » . Le rôle de la Femme n'est plus oblitéré, mais au contraire sublimé: « la Vierge est encore Femme et Mère, voilà le signe des temps nouveaux » s'écrit le Séminariste. Plus tard, dans sa correspondance avec ses amies ( au féminin), Teilhard définira le but de la chasteté : « non point fuite, par retranchement, mais conquête par sublimation des insondables puissances spirituelles encore dormantes sous l'attraction mutuelle des sexes : telles sont, j'en suis de plus en plus persuadé, la secrète essence et la magnifique tache à venir de la Chasteté ».

Le Christ, élevé par Une Mère.

D'une façon générale, une des caractéristiques essentielles - qui fait d'une femme une mère - est que celle-ci sait aimer entièrement, absolument, ce qui lui permet de savoir par là même en quelque sorte épurer, simplifier, donner de l'élan pour continuer d'aller en avant, toujours vers le haut, pour que l'âme ait « la passion du divin ».

Le Féminin s'incarne donc bien dans la Mère, mais, en ce sens, il constitue l'amour inlassable, sublimateur, qui réside en tout homme et s'adresse à tous et chacun ; en termes d'église, je crois que l'on peut dire qu'il est un des prémisses de « la communion des saints ». correspondant à la soumission mystique de l'homme devant son Dieu.

Remplaçant la Colombe de Paix de la Bible par le Féminin, Teilhard dévoile ce qui lui semble être la fin de l'univers : un Amour qui embrasse tout : « Le Féminin, c'est sa nature même, doit aller, dit il, en s'accentuant sans cesse dans un univers qui n'a pas fini d'évoluer ; assurer la dernière éclosion de ma tige sera la gloire et la joie de la Chasteté» ... »

Peut-être Teilhard rapprochait-il la tige de cette fleur qu'est en son style le Féminin, de la Croix du Christ, quand il écrivit : « Celui qui entend l'appel de Jésus n'a pas à rejeter l'amour hors de son cœur ; il doit, bien au contraire, rester essentiellement humain » : 1'Amour seul est véritablement créateur.

Féminin et Chasteté se complètent donc. Le Féminin est tout simplement, je cite : « la trace, dans l'être individuel, de l'axe de la vie » ; il n'y a plus d'opposition entre Amour et Chasteté, il y a nécessité de l'un pour que l'autre existe réellement, car, dans la mesure et à la condition qu'au lieu de désirer orgueilleusement et égoïstement être un centre, elle se veuille seulement en quelque sorte un transmetteur d'énergie, - je cite - : « On verra donc, tant que durera le Monde, se refléter sur le visage de Beatrix les rêves d'art et de sciences vers lesquels chaque nouveau siècle se lève. »

L'amour est tellement partie prenante dans l'univers qu'il évolue en même temps que lui, et de la même façon, fidèle à ses premiers attraits, à ses rêves, mais à des rêves progressivement purifiés, tendus « vers une perfection toujours changeante». Le visage de Béatrix, pour l'Eglise Marie, « expression du génie féminin » avait précisé Jean Paul II dans sa « lettre aux femmes » de 1995, la Femme sublimée dans sa nature, idéalisée depuis l'origine des temps, ne change pas : « je suis l'immarcescible Beauté des temps à venir _ l'Idéal Féminin », et Teilhard résume en quelque sorte: « en moi, l'âme tend à sublimer le corps, la Grâce à diviniser l'âme, ceux qui veulent me garder

devront changer avec moi.» car « en moi, c'est Dieu qui vous attend ».

Dieu est Amour, la fusion avec Le Féminin à son terme sera par conséquent une fusion divine.

Le texte poétique aurait pu s'arrêter là : l'amour, source sublimante de la Matière, donnant à l'homme sa Justification ; en miroir, la chasteté, décision individuelle, libre et volontaire, permettant seule une certaine réalisation de l'Amour...

Le texte semblait complet et unifié; il ne l'était pas ; la recherche de Teilhard ne pouvait faire 1'impasse sur le désir.

D'un point de vue pratique, la chasteté relève de l'intellect, donc de la volonté... Mais quelle place accorder au désir masculin, véritable inclination consciente ? Il n'y a aucune correspondance concomitante entre désir et chasteté;

Teilhard était probablement très masculin, n'a-t-il pas écrit dans « Le Cœur de la Matière » : « le plus vif du tangible, c'est la Chair ; et, pour l'Homme, la Chair, c'est la Femme (…) Pas plus que de lumière, d'oxygène, ou de vitamines, l'homme, aucun homme, ne peut, d'une évidence chaque jour plus criante, se passer du Féminin » ?

Il lui fallait parvenir à régler cette question.

Page 52 de mon petit livre, on constate donc une sorte de revirement,

Le Féminin se revendique très Femme et l'attrait charnel -, qui est presque aussitôt littéralement brandi - « Dieu, je L'ai attiré vers moi, bien avant vous...», a pour but de justifier de son existence: « Pensez vous que sans ma Pureté pour Le séduire Il fut jamais descendu, chair, au milieu de sa Création ? »

Curieusement, Teilhard semble tout d'abord antropomorphiser un Dieu incarné, affirmant qu'I1 s'est en quelque sorte constitué un chemin de beauté et de désir lui permettant seul d'envisager pouvoir descendre voir, à travers et grâce à la pureté du Féminin, sa création.

Puis il précise: plus qu'une « descente» divine ponctuelle, c'est la possibilité d'une montée constante et personnelle qui est offerte par ce biais à l'homme. Ce chemin de désir est le cordon qui relie chaque homme à Dieu, et cela par la Femme seule: « la tendre compassion, le charme de sainteté, qui émanent de la Femme, si naturellement que vous n'allez les chercher qu'auprès d'elle... c'est la présence de Dieu qui se fait sentir et vous rend tout brûlant » : reconnaissance donc, et purification, de l'existence et de la nécessité du désir. Reconnaissance de ce désir comme voie royale, voie divine, qui seule peut élever, à travers la Femme et grâce à elle, l'homme à l'Amour (avec un A majuscule)

Grâce à ce désir, Teilhard retrouve« Marie, mère de tous les humains» et il peut reconnaître « l'Eglise, Epouse de Jésus »

Par ses modalités et son évolution depuis l'Incarnation, ce désir apaise les scrupules du Séminariste et justifie le pressentiment du Scientifique : « Je ne suis pas destinée à disparaître... Le cosmos divinisé ne rejettera pas hors de soi mon influence attractive... Jusque dans les ardeurs du contact divin, je subsisterai, toute entière, avec tout mon passé ».

Par son intensité, il lui permet non seulement d'accepter sans ambiguïté le vœu de chasteté, mais de ressentir à quel point ce que l'on nomme « la vocation », l'appel de Dieu, correspond à la plénitude de cet Amour : « il vous suffit, n'est-il pas vrai, bienheureux élus, de relâcher pour un instant la tension qui vous précipite en Dieu... pour voir de nouveau... se jouer mon image »

L'homme -Teilhard- a donc réussi à intégrer son désir, son amour, son contexte personnel, dans cet absolu d'Amour qui déferle sur la terre, et qui eut pour emblème Marie.

Conclusion

Je ne connais pas parfaitement Teilhard, cet écrit est conséquence d'une certaine « intuition féminine » ! Je suis très consciente qu'une autre interprétation, au moins, est possible, en particulier celle axée sur la Femme en tant que telle. Mais, quel que soit l'angle de compréhension que l'on choisit, on ne peut qu'être étonné de la béance entre cette vue de Teilhard et la Réalité quotidienne de notre civilisation, dans laquelle la violence déferle partout, de façon parfaitement aveugle, à tous les niveaux. Où est le Féminin ? Teilhard écrivait à sa cousine Marguerite qu'i1 priait pour que la femme devienne - je cite- « parmi nous ce qu'elle doit être pour le perfectionnement et le salut de l'âme humaine »...

Non seulement la tendresse vraie tend à disparaître au profit d'une certaine vulgarité orientée par un désir égoïste, plus ou moins conscient, purement sexuel, mais l'ouverture à l'autre, l'attention, la générosité affective et intellectuelle semblent de plus en plus se scléroser...

Teilhard a été accusé de manichéisme originel, les événements n'amènent-ils pas à s'inquiéter d'un manichéisme final ? Le Mal n'est-il pas en train de se substituer au Féminin ?..

Quelle responsabilité avons-nous, que devons-nous faire?