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Compte rendu des réunions Réunions du Groupe d'Étude Teilhard de Chardin de Basse Normandie Lieu des réunions : Mairie de Mathieu (14920) tel 0231451460 |
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Janvier 2000 |
CH Pesquet et JS Abbatucci |
Internet, le réseau
interconnecté planétaire. Nouveau pas
évolutif pour l'humanité?
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Novembre 1998 |
Jacques S. Abbatucci |
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25 juin 1999 |
Anny Bée |
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Jean-Louis Dumas |
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9 décembre 1999 |
Jean Robillard |
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21 janvier 2000 |
Jacques Séverin Abbatucci |
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31 mars 2000 |
Xavier Sallantin |
Informatisation
planétaire et logiciel de la création
(voir Site
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9 juin 2000 |
Jacques S. Abbatucci |
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13 septembre 2000 |
Chantal Adigard |
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Jacques S. Abbatucci |
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24 novembre 2000 |
Michel Godefroid |
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Jean-Louis Dumas |
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8 octobre 1999 |
Père André Picard |
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22 septembre 2001 |
Armelle de la Tribouille |
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19 octobre 2001 |
Suzanne Robinet |
Lecture et discussion sur un
extrait
de "Comment je crois" |
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Jean-Paul Sibbille |
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23 nov. 2001 |
Raoul Giret |
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23 nov. 2002 |
J. S. Abbatucci |
T.d.C., homme de foi et de
science à la recherche de l'Unité
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10 oct. 2003 |
Père Raoul Prigent |
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11. déc. 2003 |
J. S. Abbatucci |
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17 juin 2004 |
Georges Ordonnaud |
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7 octobre 2004 |
Père Raoul Prigent |
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13 janvier 2005 |
Monique Drouet |
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15 mars 2005 |
Père André Picard |
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7 juillet 2005 |
Monique Drouet |
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6 avril 2006 |
Monique Drouet |
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23 novembre 2006 |
Remo Vescia |
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19 octobre 2006 |
André de Peretti |
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18 janvier 2007 |
Monique Drouet |
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| 5 janvier 2007 | Monique Drouet | Digressions sur la mondialisation |
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Le monde qui nous entoure
apparaît d'une effarante diversité et
complexité. La Science croit qu'il y a quelque chose
de simple derrière tout ce fatras. La simple
observation de phénomènes naturels, tels que
la diffusion, la percolation ou la formation des
éclairs, suggère une analogie entre des
géomètres complexes. La
géométrie traditionnelle, dite Euclidienne,
est tout à la fois fondamentale et cependant
incapable de nous fournir une approche effective de cette
complexité du monde. La géométrie
fractale, au contraire nous fournit une approche et une
mesure commune de ces formes complexes. Jusqu'à la fin des
années 1960, la démarche scientifique
consistait à comprendre le microscopique et à
calculer le macroscopique à partir de ce
microscopique. Les aspects non expliqués au niveau
macroscopique étaient alors tributaires de
phénomènes dit de hasard. En 1972 Philip
Anderson écrit."La capacité de tout
réduire à des lois fondamentales simples
n'implique pas la capacité de partir de ces lois et
de reconstruire l'univers." Cette reconnaissance des limites
de l'approche réductionniste marquait une
évolution vers des approches holistiques. Le
développement de la géométrie fractale
correspond à ce changement d'approche. On définit par fractale un
objet dont la géométrie peut être
décrite par une dimension non entière. La
géométrie de ces entités à
dimension non entière s'applique à des objets
aussi variés que le chou-fleur, la côte de la
Bretagne, la structure des poumons ou l'architecture des
plantes. Elle permet également de comprendre
l'organisation de molécules complexes (ADN) ou encore
la distribution des galaxies. Les fractales peuvent intervenir
dans des domaines d'échelle très
variée, du sub-microbique à la
répartition des galaxies. La géométrie
fractale met en évidence une symétrie
fondamentale, la symétrie de dilatation ou invariance
d'échelle. Il est possible de classer les exemples
correspondants en plusieurs catégories: Les phénomènes
aléatoires. La géométrie fractale est
la géométrie du calcul des probabilités
ce qui permet l'élargissement du calcul des
probabilités à la géométrie de
la réalisation d'une suite d'évènements
aléatoires. L'étude des
itérations, utilisées pour l'étude des
systèmes dynamiques non linéaires. Il est
raisonnable de se demander s'il existe une association entre
non linéaire et fractales, entre fractales
aléatoire et fractales de systèmes dynamiques?
La répartition fractale des galaxies dans l'univers
est-elle le reste d'une turbulence passée? Les phénomènes
d'interfaces où apparaissent les grandes surfaces
d'échange et la notion de robustesse des
échangeurs fractals. peut-être un
résultat de la sélection naturelle. Les phénomènes
d'amortissement des structures fractales Les phénomènes de
percolation d'invasion avec épuisement Les fractales nous montrent
le chemin d'une nouvelle universalité. Cette
universalité est la manifestation d'une structure
sous-jacente commune à des phénomènes
ou à des situations physiques apparemment
différents. Notre qualité de croyant nous fait
apercevoir dans cette universalité une preuve
supplémentaire de l'organisation immanente de notre
monde. Les questions éventuelles,
sur ce sujet, peuvent être adressées à
pesquet@club-internet.fr Bibliographie: universalité et
fractales, Bernard Sapoval, Flammarion, Paris
1997 Fractals and Scaling in Finance:
Discontinuity, Concentration, Risks, B. Mandelbrot, Springer
Verlag 1997 Neural Networks and pattern
recognition, C.M. Bishop, Oxford University press,
1995 The ages of Gaia: A biography of
our living earth, J.E. Lovelock, Commonwealth fund books
program, 1995 Strange attractors: Creating
patterns in chaos, J.C. Sprott, M&T books, New York
1994 Complexity: The emerging science at
the edge of Order and Chaos, M.M. Waldrop, Touchstone books,
1993 Chaos and fractals, New frontiers
in Science, H.O. Peitgen, Springer-Verlag, 1992 Physique et structures fractales,
J.-F. Gouyet, Masson, Paris 1992 Formes fractales, E. Guyon et H.
EugËne Stanley, Elsevier/North Holland, 1991 Hasard et Chaos, David Ruelle,
Editions Odile Jacob, Paris 1991 Chaos: Making of a new Science, J.
Gleick, Penguin (USA), 1988 Les objets fractals, forme, hasard
et dimension, B. Mandelbrot, Flammarion, Paris
1975
Anny
Bée Notes prises au cours d'un colloque
sur Teilhard - Zundel à Paris en janvier
1999. Il est précisé,
dès le départ de la conférence,
présidée par le président de
l'association Teilhard de Chardin et par le président
de l'association Zundel, qu'il n'est pas question de
comparer Teilhard de Chardin à Zundel car ils ne sont
pas comparables mais simplement de faire connaître ces
deux visionnaires du XXe siècle . Nous verrons qu'il
y a, cependant, un certain nombre de points communs entre
ces deux penseurs.. Le colloque était plus
axé sur la spiritualité que sur la science.
Zundel, d'origine suisse, n'est pas un scientifique,
contrairement à Teilhard de Chardin. L'un comme
l'autre ont été mis, en 47-48, à
l'index de l'église pour leurs propos en
désaccord avec ceux de l'église de
l'époque. Des personnes présentes dans la
salle, ayant connu Zundel, ont témoigné dans
le sens que c'était un personnage fascinant , faisant
grande impression. Teilhard de Chardin a beaucoup
écrit, c'était un écrivain quelque peu
théoricien alors que Zundel était un
prêcheur, écrivant peu. Il luttait contre
l'idée d'un Dieu lointain mais pour un Dieu proche de
l'homme, au service de l'homme. Parler de Dieu sans vivre de
Dieu c'est le pire des athéismes disait Zundel. Le
pape Paul VI, qui l'appréciait, l'a appelé en
1972 pour présider le carême au Vatican. Le
pape disait de lui que c'était une des plus grandes
figures du XXe siècle. Zundel est mort en 1975
à l'âge de 78 ans. Teilhard de Chardin comme Zundel
était passionné par la nature. Zundel
écrit : « Notre symbiose avec la nature
comporte, outre le versant tourné vers notre
parenté animale, le versant tourné vers ce
point d'émergence où nous sommes
délivrés de notre pesanteur par une Rencontre
qui ouvre en nous un espace illimité... L'univers
matériel ne cautionne pas un pur matérialisme.
Ses énergies peuvent stimuler les nôtres et se
fondre avec elles en l'expérience libératrice
où il cesse de constituer pour nous une limite et une
contrainte ... Quel est le sens de l'Univers, de l'atome
à la galaxie, où commence son histoire et
comment ? A partir de notre aujourd'hui, quelle en sera la
suite et la fin ? N'est-il pas présomptueux de poser
de telles questions tant que nous n'avons pas su donner un
sens à notre vie ? » (Hymne a la Joie de
M.Zundel). Pensée assez proche de celle de Teilhard
de Chardin. L'approche de la vérité, par
contre est assez différente chez ces deux
philosophes. Chez Teilhard de Chardin c'est la
cohérence, la pensée réfléchie
basée sur des résultats scientifiques. Zundel
écrit : « ne serait-ce pas du coté de
l'inconscient, avec toutes les résonances affectives
où il retentit, plutôt que du coté de la
raison qu'il faudrait chercher le secret de l'homme et du
monde ? ». La vérité, pour Zundel, c'est
quelqu'un que l'on rencontre. Quant on rencontre le Christ
on n'a jamais fini de le découvrir. Zundel était très
attiré par la pauvreté à l'image du
Christ.; Il avait des convictions mais restait très
humble. Zundel n'a jamais rencontré Teilhard de
Chardin mais il était passionné par le
Phénomène Humain. Il était
pénétré par l'évangile,
prêchait l'amour de Dieu pour tous les hommes alors
que Teilhard de Chardin dépassait l'évangile,
il allait au delà, vers le Dieu cosmique. L'un comme
l'autre ont le sens poétique. On ne peut pas parler
de Dieu sans parler de l'homme et inversement. Touts deux
affirment l'universalité du Christianisme et ont une
recherche transdisciplinaire : c'est une anthropologie
ouverte, l'homme est au centre. Ils ont l'un et l'autre une
grande préoccupation sociale. Dieu rassemble, unifie.
Ils ont enfin en commun une parole libérée,
courageuse. Ils ont toujours essayé d'être
honnête avec eux-mêmes. Pour Zundel, le vrai
problème d'aujourd'hui c'est de répondre
à la question : pourquoi vivons nous ? qu'est-ce que
l'homme ? L'homme ne peut se comprendre qu'en partant de
l'intérieur de lui-même et à
l'intérieur de lui-même il découvre
Dieu. Dieu est au dedans de nous, de chacun de nous. Par
contre Teilhard de Chardin, dans Le Phénomène
Humain, a une vision évolutive de l'humanité
qui tend vers le Christ universel. Pour Zundel, l'évolution
n'est pas un phénomène important, pour
Teilhard de Chardin c'est une notion fondamentale pour
comprendre le sens de la vie. En conclusion, Teilhard de Chardin
et Zundel, deux grandes figures du XXe siècle, sont
des chrétiens engagés partageant un certain
nombre d'idées mais ayant des approches
différentes de la vérité. Teilhard de
Chardin a une approche logique, raisonnée,
scientifique avec un souci de cohérence alors que
Zundel a une approche inspirée,
révélée, évangélique.
L'un comme l'autre puisent à une même source,
à savoir le Christ vivant.
Jean-Louis
Dumas Il paraît normal
de rechercher une parenté entre la vision
teilhardienne et l'intuition bergsonienne, toutes deux
animées du sens de l'évolution. Teilhard avait
lu et médité Bergson. Mais une
difficulté vient de ce que Teilhard a approfondi une
même vision du monde, alors que Bergson a
évolué : au temps de l'évolution
créatrice, il est « une sorte de
néoplatonicien; à partir de 1936, c'est un
philosophe d'inspiration chrétienne » (
R.Violette). Les deux auteurs sont
d'abord les héritiers du XIXe siècle, qui est
celui de Darwin. Ils luttent contre le matérialisme
mécaniste, réconcilient les deux idées
de « création » et d'«
évolution » et réintroduisent franchement
la dimension du temps. Bergson lance le thème de
l'élan vital, jaillissement, puissance
créatrice de formes et d'espèces. Sa
retombée c'est la matière, geste
créateur qui se défait. Bergson et Teilhard
sont d'accord pour identifier la vie et la conscience, et
enfin pour voir en l'homme la flèche de l'univers.
Bergson insiste sur le surgissement de personnalités
d'exception, les initiateurs moraux et les « mystiques
complets ». Il conclut, comme Teilhard, que « Dieu
est amour, et il est objet d'amour: tout l'apport du
mysticisme est là » (Les Deux Sources,
p.267). Mais si l'univers
Teilhardien monte, l'univers Bergsonien est chute et
divergence. Bergson analyse et distingue, multiplie les
oppositions : esprit et matière, instinct et
intelligence, intuition et raison, alors que Teilhard
synthétise. « L'univers de Teilhard acquiert la
cohérence d'une symphonie classique, l'univers
Bergsonien ressemblerait à une rhapsodie romantique
» (M. Barthelèmy-Madaule). Teilhard évoque
« la domination universelle et cosmique du Verbe
incarné ». Bergson s'arrête au seuil du
christianisme. Il semblerait donc que « l'assurance de
Teilhard et l'expectative Bergsonienne ne puissent engendrer
le même dynamisme; et pourtant, nous devons nous
rendre aux textes: nous assistons en fin de compte, au
triomphe, chez ces deux penseurs, de la confiance, de la
joie, de la sérénité, sur le mal et sur
l'angoisse ».
(M.Barthélémy-Madaule).